• Jo M. Sekimonyo

Le journal le Potentiel N° 7722 - PAGE 15

Dans le souci de voir la République démocratique du Congo s’inscrire dans la logique de développement économique, Jo M. Sekimonyo attribue la solution à une éducation de qualité en faveur des populations congolaises. Dans cet élan, il jette la balle dans le camp du gouvernement en vue de mener des réformes dans l’éducation. « À l’heure actuelle, la RDC doit redoubler d’efforts pour adapter son économie à celle du 21ème siècle. D’où, il faut réformer le système éducatif. La solution n’est pas l’éducation, mais quel type d’éducation. Investir dans les STEM (sciences, technologies, ingénierie et mathématiques) dans une approche interdisciplinaire et appliquée. Dans ce cas, subventionner les écoles de codage et de robotique augmenterait la disponibilité de personnes à trouver des emplois plus qualifiés », at-il expliqué.

Le professeur Jo M. Sekimonyo regrette de voir le système économique congolais stagner. « Nous avons un système économique archaïque, ce qui ajoute au fait que les citoyens n’ont pas la capacité de participer à une économie moderne », a-t-il regretté avant de révéler que la République démocratique du Congo est pauvre en ressources naturelles du fait qu’elles sont non renouvelables. « Le potentiel réel réside dans des millions de jeunes à qui on ne laisse pas la possibilité de laisser libre cours à leur créativité », a-t-il constaté. Il plaide pour la levée des barrières rendant les jeunes congolais inférieurs aux autres jeunes des pays développés en ce qui concerne les moyens de s’engager ou de participer à l’économie du 21ème siècle. Il a affirmé que « l’État doit faire appel à des instructeurs ou implorer de l’assistance sur l’axe technologique. Pour le dire clairement, le pays doit aider les jeunes congolais à écrire dans le langage du 21ème siècle, qui est une technologie bien au-delà du harcèlement de leurs amis sur Facebook ou de la publication des photos sur Whatsapp ». Ainsi donc, l’État doit aider la jeunesse à réaliser son rêve.

SÉCURITÉ SOCIALE Concernant l’émergence de la République démocratique du Congo sur le plan social, Jo M. Sekimonyo s’est voulu plutôt réaliste. C’est ainsi qu’il estime que l’éducation ciblée sur les emplois, contribuera à créer la capacité humaine à générer de la valeur, en améliorant les programmes sociaux des Congolais. Dans cet ordre d’idées, il évoque l’idée de la sécurité sociale en faveur de la population congolaise. Pour lui, augmenter les impôts sur la sécurité sociale permettra aux retraités d’avoir une pension suffisante afin de vivre confortablement après avoir quitté leur emploi. Pour cela, il faut poser des bases pour une meilleure chance de mettre en œuvre un système de sécurité économique durable. Donc, la sécurité économique devrait être au centre des préoccupations du gouvernement dans ses attributions.

Dans un autre registre, Jo M. Sekimonyo dénonce que la condition humiliante socioéconomique des Congolais est un problème qui exige une solution réfléchie et durable. Raison pour laquelle il suggère que les plans économiques de développement et de sécurité doivent être mis en séquence pour être évalués de manière appropriée. « Éliminer la TVA et réduire l’impôt sur les sociétés à un niveau presque insignifiant, en augmentant considérablement l’impôt sur le revenu. Cela fera du revenu des citoyens la principale source de financement du gouvernement. Par conséquent, le gouvernement se rangera aux côtés de la population et les institutions s’attacheront davantage à réduire le taux de chômage et à faire en sorte que le salaire minimum soit universellement viable », propose Jo M. Sekimonyo. Et, il ajoute que l’État doit engager des efforts afin d’augmenter le salaire minimum et moderniser le mécanisme de crédit financier.

Actuellement, les économistes traditionnels, en particulier dans le tiers monde, utilisent largement les mathématiques en économie. À cet effet, Jo M. Sekimonyo révèle que le monde observe les thèmes de l’économie politique occupent une place centrale dans le dialogue national. « Deux tranchées sont en train d’être creusées. Le premier groupe est constitué des macroéconomistes qui détiennent le monopole des réflexions actuelles de l’élite politique congolaise sur le développement socioéconomique. Le second, j’en suis fier, ce sont les micro-économistes qui sont pour la plupart des contre-élitistes. Pour faire la différence entre les deux groupes, nous devons nous poser la question : «La pauvreté congolaise est-elle une question ou un problème ?» .

Quant à Jo M. Sekimonyo, l’attitude des macroéconomistes décrit la misère socioéconomique congolaise comme une question qui nécessite de bonnes réponses tirées des menus des institutions internationales telles que la bonne gouvernance, la lutte contre la corruption, la démocratie et la croissance du PIB. En outre, il évoque quatre causes qui freinent le développement de la République démocratique du Congo : le premier est le manque des systèmes de transport adéquats; deuxièmement, la faible connectivité des marchés financiers et des technologies de l’information; troisièmement, les comportements anticoncurrentiels des principaux acteurs économiques qui sont à la fois des principaux acteurs politiques freinent l’innovation, la productivité ou la croissance du marché; enfin, les tentatives du gouvernement de parrainer ou de créer une industrie manufacturière, du fait qu’ils ont toujours tendance à ne pas disposer d’informations suffisantes sur les meilleures industries à promouvoir.

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